Vous avez trouvé un terrain à vocation agricole à un prix attractif et vous souhaitez savoir s’il est possible de l’utiliser pour la construction d’une maison, d’une villa ou d’un bâtiment commercial. Le vendeur vous assure que « le statut peut être modifié facilement ». Cette affirmation doit être vérifiée et ne doit pas être prise pour argent comptant.
La législation géorgienne prévoit en effet une procédure permettant de modifier l'affectation d'une parcelle de terrain, pour la faire passer d'une utilisation agricole à une utilisation non agricole. Cette procédure est régie par Loi géorgienne « relative à la définition de l'affectation des terres et à la gestion durable des terres agricoles » и Arrêté du gouvernement géorgien n° 396 du 1er juillet 2020. Toutefois, cette procédure ne constitue pas une garantie automatique : le résultat dépend de la parcelle concernée, de son emplacement, de l'usage prévu et des documents justificatifs.
Il ne faut pas confondre le changement d'affectation avec le permis de construire. Il s'agit de deux procédures administratives distinctes. Un terrain à vocation non agricole ne devient pas automatiquement apte à la construction de n'importe quel ouvrage : pour cela, il faudra en outre déterminer la zone d'affectation et les paramètres d'urbanisation autorisés.
Cet article vous propose un guide pratique, de la vérification de la situation initiale à l'obtention d'un extrait mis à jour du registre. Sans fioritures sur les attraits de la Géorgie : uniquement les informations dont le propriétaire ou l'acheteur a besoin pour prendre une décision éclairée.
Comment modifier l'affectation d'un terrain en Géorgie : en bref
Pour modifier l'affectation d'une parcelle de terrain, en passant d'une affectation agricole à une affectation non agricole, il est nécessaire de vérifier les données actuelles relatives à la parcelle, de déterminer l'objectif de cette modification, d'évaluer les contraintes d'urbanisme et de déposer une demande auprès de l'Agence nationale du registre public (NAPR). Ce changement n’est possible qu’en cas de nécessité justifiée et n’est pas automatiquement garanti.
| Ce qu'il faut savoir | Réponse succincte |
|---|---|
| À qui s'adresser | Agence nationale du registre public — NAPR |
| Quels sont les changements ? | Agricole → Non agricole |
| Est-il possible de modifier une partie de la parcelle ? | Oui, la loi autorise le changement d'affectation de la totalité ou d'une partie de la parcelle |
| Frais d'inscription | 150 GEL — 4 jours ouvrables ; 270 GEL — 1 jour ouvrable ; 350 GEL — le jour même de la demande |
| Informations relatives au poste/à la catégorie | 13 GEL — 4 jours ouvrables ; 26 GEL — 1 jour ; 39 GEL — le jour même de la demande |
| Indemnisation à Batoumi et à Tbilissi | 34 001 GEL par hectare |
| Zone soumise à une réglementation spéciale | 100 000 GEL par hectare |
| Faut-il toujours modifier le statut d'une maison individuelle ? | Non |
| Ce nouveau statut vous autorise-t-il à commencer immédiatement les travaux de construction ? | Non |
| L'approbation est-elle garantie ? | Non — une nécessité justifiée est requise |
L'essentiel : n'achetez pas un terrain agricole uniquement parce que le vendeur vous promet de « changer facilement son statut ». Il convient tout d'abord de vérifier l'objet cadastral concerné, la zone d'affectation, le projet envisagé et le coût de la procédure.
La loi autorise effectivement à modifier l'affectation de l'ensemble d'une parcelle ou d'une partie de celle-ci en cas de nécessité justifiée, et la décision est prise par le NAPR.
Vous avez déjà trouvé un terrain ? Commencez par ces 7 étapes
- Demandez le code cadastral au vendeur.
- Veuillez consulter les informations actualisées concernant la parcelle dans le NAPR.
- Veuillez sélectionner la catégorie : « Agricole » ou « Non agricole ».
- Si le terrain est agricole, vérifiez sa catégorie.
- Veuillez définir la zone fonctionnelle et les paramètres d'urbanisation autorisés.
- Vérifiez si votre projet nécessite réellement un changement d'affectation.
- Avant de verser l'acompte, calculez le coût de la modification et précisez dans les accords qui se chargera de la procédure et ce qui se passera en cas de refus.
Si le vendeur ne fournit pas le code cadastral ou vous propose de verser un acompte avant que les vérifications juridiques et d'urbanisme du terrain aient été effectuées, ne partez pas du principe que la destination du terrain pourra nécessairement être modifiée par la suite.
Que signifie la destination d'un terrain ?
En Géorgie, chaque parcelle de terrain dispose d’un titre de propriété officiellement enregistré destination — les informations le concernant figurent dans le registre national de l'immobilier, tenu par l'Agence nationale du registre public (NAPR, Public Registry). C'est précisément ce statut qui détermine l'usage légal qui peut être fait de la parcelle.
La loi prévoit deux types principaux de nomination :
- Terres agricoles (Agricole) — destinée principalement aux activités agricoles : culture, élevage, horticulture et autres utilisations connexes.
- Terres non agricoles (Non agricole) — terrain qui n’est pas destiné à un usage agricole. La possibilité d’y réaliser des constructions spécifiques ou d’y exercer une activité commerciale est déterminée par les documents d’urbanisme et les règles d’autorisation.
Le statut officiel d'une parcelle figure dans l'extrait cadastral ou dans l'attestation d'information délivrée par le NAPR. Vous pouvez vérifier ce statut en vous rendant en personne dans les centres de services du NAPR ou via les canaux numériques officiels de l'agence. L'aspect réel d'un terrain ne constitue pas une preuve de son statut juridique. Un terrain vague et envahi par la végétation situé dans la banlieue de Batoumi peut tout à fait être destiné à un usage agricole, tandis qu’un terrain dont les constructions ont été démolies depuis longtemps est considéré comme non agricole. Il convient de se référer aux documents, et non à l’aspect du terrain.
Une nuance juridique importante : le simple fait qu’un terrain soit destiné à un usage agricole n’implique pas automatiquement l’interdiction de toute construction. La loi autorise certains ouvrages sur les terres agricoles, notamment ceux liés à l’exercice d’une activité agricole. C’est pourquoi la question de la nécessité d’un changement d’affectation doit être examinée au regard de l’utilisation concrète envisagée, et non tranchée à l’avance sur la seule base du statut général du terrain.

Tableau 1. Terres agricoles et non agricoles
| Paramètres | Agricole | Non agricole | Ce que le propriétaire doit vérifier |
|---|---|---|---|
| Utilisation principale | Production agricole, horticulture, pâturages | Les terres qui ne sont pas classées comme terres agricoles | Désignation figurant dans l'extrait NAPR |
| Construction | De manière limitée (certains ouvrages, conformément à la loi et au code de la construction) | Dans le respect des paramètres d'urbanisme fixés | Zone fonctionnelle et paramètres de construction |
| Qui peut en être propriétaire ? | Restrictions applicables aux personnes physiques étrangères (sous réserve des exceptions prévues par la loi) | Sans restriction particulière quant à l'utilisation | Statut du propriétaire et restrictions applicables |
| Où est-ce consigné ? | Registre NAPR (registre public) | Registre NAPR (registre public) | Extrait cadastral à jour |
| Indemnité en cas de changement | Sans objet | Elle est prévue en cas de conversion de terres agricoles en terres non agricoles dans les cas fixés par le décret n° 396 (notamment à Batoumi, Tbilissi et dans les zones soumises à une réglementation spéciale) | Arrêté du gouvernement n° 396 |
La destination d'un terrain et sa catégorie ne sont pas la même chose
Il s'agit là d'un des points essentiels qui est rarement expliqué correctement. La confusion entre la destination et la catégorie entraîne des erreurs tant lors de l'analyse d'une parcelle que lors d'une demande auprès du cadastre.
Objectif — il s’agit du statut juridique d’une parcelle : agricole ou non agricole. C’est précisément ce statut qui est modifié lorsqu’on parle de « changement de statut » ou de « transfert de terrain ».
Catégorie de terres agricoles — il s’agit d’une classification plus détaillée au sein de la catégorie « usage agricole », qui décrit le type actuel d’utilisation des sols. La loi distingue les catégories suivantes :
- Pâturage — les terres utilisées pour le pâturage du bétail ;
- La fauche — les terres utilisées pour la récolte du foin ;
- Terres arables, y compris les terres occupées par des plantations pérennes — les terres cultivées destinées à la production agricole ou aux vergers ;
- Terrain familial (homestead) — le terrain attenant à la maison, utilisé pour un potager familial.
Les possibilités de changement de catégorie sont strictement limitées par la loi et le décret n° 396 : il n'est pas possible de passer librement d'une catégorie à une autre.
Il s'agit de deux opérations administratives distinctes, dont les fondements et les résultats diffèrent.
Exemple pratique n° 1 — changement de catégorie sans changement d'affectation : La parcelle est destinée à un usage agricole et est enregistrée comme pâturage. Le propriétaire souhaite l’utiliser comme terre arable. Dans ce cas, il s’agit d’un changement de catégorie de terre agricole — la destination reste toutefois agricole. La procédure est régie par des règles différentes de celles applicables au passage à une catégorie non agricole.
Exemple pratique n° 2 — changement d'affectation : Le terrain est destiné à un usage agricole. Le propriétaire envisage de construire un établissement commercial ou un hôtel, ce qui est incompatible avec la destination agricole du terrain. Dans ce cas, c’est précisément un changement d’affectation qui est nécessaire : le passage de « agricole » à « non agricole ». Il s’agit d’une autre procédure, avec un dossier différent, des motifs différents et un coût différent.
Il est essentiel de bien comprendre cette distinction avant même de s'adresser au NAPR. Une demande erronée peut entraîner un refus ou ralentir la procédure.
Tableau 2. Affectation, catégorie et zone fonctionnelle : en quoi consistent les différences ?
| Notion | Qu'est-ce qui détermine | Où cela est-il vérifié ? | Pourquoi est-ce important ? |
|---|---|---|---|
| Destination (agricole / non agricole) | Statut juridique de base du terrain | Registre NAPR, extrait cadastral | Définit les types d'utilisation autorisés de manière générale |
| Catégorie de terres agricoles | Type d'utilisation agricole : terre arable, pâturage, prairie de fauche, potager | Registre NAPR, extrait par catégorie | C'est important en cas de changement de catégorie au sein de la classification des terrains agricoles |
| Zone fonctionnelle | Types de constructions autorisés, nombre d'étages, densité de construction | Plan d'aménagement général / documentation d'urbanisme de la commune | Détermine ce qu'il est possible de construire et selon quels paramètres |
Exemple : un terrain destiné à la construction d'une villa à Gonio
Un acheteur a trouvé un terrain de 1 000 m² à Gonio. L'annonce précise qu'il est possible d'y construire une villa et, si nécessaire, d'« en modifier le statut ».
Ordre correct des vérifications :
- Obtenir un code cadastral.
- Vérifier l'affectation et la catégorie cadastrales enregistrées.
- Vérifier le propriétaire et les charges grevant le bien.
- Définir une zone fonctionnelle.
- Vérifier le type d'ouvrage autorisé et les paramètres d'aménagement.
- Déterminer si un changement d'affectation est effectivement nécessaire pour cette villa en particulier.
- Si nécessaire, évaluez la possibilité d'apporter des modifications.
- Calculez l'indemnité et les autres frais.
- Ce n'est qu'ensuite qu'il convient de convenir du montant de l'acompte et des conditions de la transaction.
Erreur principale : acheter d'abord le terrain, puis déterminer s'il est possible de mener à bien le projet.
Quand faut-il modifier la destination ?
Commencez par répondre à la question principale : pourquoi achetez-vous un terrain ?
| Objet de l'achat | Un changement d'affectation est-il nécessaire ? |
|---|---|
| Maison individuelle privée | Ce n'est pas obligatoire : la construction d'une maison individuelle sur un terrain agricole privé est possible sous réserve du respect des conditions d'urbanisme applicables |
| Activités agricoles | En règle générale, non, si l'utilisation est conforme à la destination et à la catégorie |
| Hôtel | Il convient d'évaluer cette nécessité au cas par cas, en fonction du projet et du site concernés |
| Bien immobilier commercial | Il convient de vérifier la nécessité en fonction de la destination et de l'utilisation prévue |
| Projet immobilier | Une vérification approfondie de la destination, de la zone fonctionnelle et des paramètres d'aménagement s'impose |
| Achat d'un terrain en vue de sa revente | Le changement d'affectation n'est pas obligatoire en soi ; il convient d'évaluer la pertinence économique de cette procédure |
Ne modifiez pas la destination « au cas où ». Déterminez d'abord le futur projet et vérifiez si le statut « agricole » constitue un véritable obstacle à sa réalisation.
Tous les propriétaires de parcelles agricoles ne sont pas tenus d'en modifier la destination. La nécessité d'un tel changement est déterminée par l'utilisation concrète prévue.
Un changement d'affectation sera nécessaire dans les cas de figure typiques suivants :
- Le propriétaire prévoit d'utiliser cette parcelle à des fins non agricoles, incompatibles avec son statut actuel.
- Il est prévu de construire un hôtel, un immeuble commercial ou tout autre ouvrage dont la nature est incompatible avec la vocation agricole du site.
- L'analyse du terrain effectuée avant l'achat a révélé que son statut ne correspondait pas au projet envisagé.
- Il s'agit d'un projet immobilier commercial qui nécessite un statut non agricole pour obtenir un permis de construire.
- Le propriétaire envisage un changement d'affectation avant de revendre le terrain. Toutefois, ce changement d'affectation ne garantit pas pour autant une augmentation de la valeur marchande ou de la liquidité : le résultat dépend de l'emplacement, de la zone d'affectation, des paramètres de construction, de l'accès, des réseaux et de la demande.
La question des maisons individuelles mérite une attention particulière. Dans son cas, un changement d’affectation n’est pas toujours nécessaire : le Code en vigueur relatif à l’aménagement du territoire, à l’architecture et à la construction en Géorgie autorise la construction d’une maison d’habitation individuelle sur un terrain agricole privé, sous réserve du respect des exigences de la zone ou sous-zone fonctionnelle, du contexte bâti existant et des autres conditions d’urbanisme applicables. Pour les hôtels, les établissements commerciaux et autres ouvrages non agricoles, la nécessité d’un changement d’affectation doit être examinée au cas par cas, en fonction du projet et du terrain concernés.
Il faut tout d’abord déterminer ce que vous comptez précisément construire ou réaliser sur le terrain. Changer l’affectation « au cas où », sans avoir vérifié la zone fonctionnelle et les paramètres d’urbanisme, n’est pas la bonne marche à suivre. Dans certains cas, le changement d’affectation s’avérera une condition nécessaire, mais non suffisante.
Un cas particulier se présente lorsque l'acheteur envisage l'acquisition d'un terrain à Batoumi, Tbilissi, Gonio, Kvariati ou sur un autre marché local. Dans ce cas, il est particulièrement important de déterminer d’abord s’il est réellement possible, en principe, de changer l’affectation de ce terrain précis, puis seulement ensuite de discuter des conditions de la transaction.
Vous ne savez pas quel terrain convient à votre projet ?
Dites-nous quel est votre projet : une maison individuelle, une villa, un bien d'investissement ou un bien commercial ; précisez votre budget et l'emplacement souhaité. Nous vous proposerons des terrains et des biens immobiliers adaptés à vos besoins.
Comment modifier l'affectation d'un terrain : étape par étape
Il s'agit de la partie centrale de l'article. La procédure de changement d'affectation relève de la compétence de Agence nationale du registre public (NAPR). C'est à cet organisme que la demande doit être adressée, et c'est le NAPR qui prend la décision et enregistre la modification.

1. Vérifier les informations figurant dans le registre
Avant toute chose, procurez-vous un extrait à jour du registre public. Il ne s'agit pas d'une simple formalité, mais du point de départ de toute la procédure.
Dans l'extrait ou la note d'information, il convient de vérifier :
- Code cadastral parcelle — identifiant unique dans le registre ;
- Fonction actuelle — agricole ou non agricole ;
- Catégorie de terres agricoles (le cas échéant) ;
- Propriétaire — s'assurer que les données sont à jour ;
- Restrictions et charges — hypothèque, saisie, servitudes et autres restrictions de droits.
Le NAPR propose un service d'information spécifique : la préparation de renseignements concernant l'affectation d'une parcelle foncière et la catégorie des terres agricoles. Selon données relatives aux tarifs NAPR, selon les informations disponibles au moment de la rédaction de ce document, le coût de ce service s'élève à 13 GEL (4 jours ouvrables), 26 GEL (1 jour ouvrable) ou 39 GEL (le jour de la demande). Il convient de vérifier les tarifs à la date de la demande.
2. Définir l'objectif du changement
La demande de changement d'affectation doit être accompagnée d'un exposé des motifs. La loi ne prévoit pas d'autorisation automatique à la demande du propriétaire : il est nécessaire de préciser comment il est prévu d'utiliser le terrain après le changement d'affectation.
La volonté du propriétaire ne constitue pas en soi un motif suffisant. La justification doit être liée à une utilisation concrète prévue, que la loi qualifie de « nécessité justifiée ». Une demande insuffisamment motivée peut donner lieu à une demande de renseignements complémentaires ou à un refus si les documents fournis ne permettent pas de démontrer l’existence d’une nécessité justifiée de changement d’affectation.
3. Vérifier les contraintes d'espace
Avant de déposer votre demande, vous devez vous assurer qu'il n'existe aucune contrainte d'espace ou d'urbanisme susceptible de compliquer, voire de rendre impossible, le changement d'affectation.
Lors de l'examen d'une demande, le NAPR est habilité à prendre en compte les données fournies par la commune concernée ainsi que les conditions d'aménagement du territoire. Un régime juridique particulier applicable à un territoire — par exemple, une zone de protection d’un bien du patrimoine culturel ou une zone de protection de la nature — peut restreindre l’utilisation autorisée du terrain et influencer la décision relative au changement d’affectation. Les restrictions spécifiques doivent être vérifiées à la lumière de l’acte régissant la zone concernée et de la documentation communale ou sectorielle.
Retenez cette distinction fondamentale : il s'agit de trois questions juridiques distinctes, régies par des procédures et des documents différents :
- Changement d'affectation — le changement de statut, passant de « agricole » à « non agricole », dans le registre NAPR.
- Modification de la zone fonctionnelle — une procédure distincte d'aménagement du territoire au niveau de la commune.
- Permis de construire — une procédure administrative autonome.
Ce qu'il faut préparer avant de s'adresser au NAPR
Avant de nous contacter, il est utile de disposer des éléments suivants :
- code cadastral de la parcelle ;
- les informations actualisées concernant le droit enregistré ;
- informations relatives à la fonction et à la catégorie ;
- les documents et pièces permettant d'expliquer l'utilisation prévue du terrain ;
- des informations concernant la zone fonctionnelle et les restrictions applicables, si celles-ci sont pertinentes pour le projet ;
- les informations concernant le représentant et ses pouvoirs, si la demande est introduite par un représentant.
Il ne s'agit pas d'une liste officielle exhaustive de documents. Il convient de vérifier la liste exacte des documents requis pour chaque demande adressée au NAPR.
4. Préparer et déposer une demande
La demande doit être déposée auprès du NAPR. La composition du dossier doit être déterminée au cas par cas, en fonction des exigences en vigueur du NAPR ; les sources officielles ne fournissent pas de liste universelle et exhaustive. Au minimum, avant de déposer la demande, il convient d’identifier la parcelle et le demandeur, de vérifier le droit enregistré et les informations cadastrales, ainsi que de préparer les pièces justifiant la nécessité fondée du changement d’affectation.
Par ailleurs, selon la parcelle et les circonstances, des documents cadastraux ou géodésiques supplémentaires peuvent être exigés en cas d'inexactitudes, ainsi que des documents relatifs au régime particulier applicable au territoire.
La liste exacte des documents doit être vérifiée directement auprès du NAPR Avant le dépôt de la demande, les exigences peuvent varier en fonction des caractéristiques de la parcelle concernée et des pratiques actuelles de l'agence.
5. Obtenir la décision et enregistrer la modification
La décision est prise par le NAPR ; elle doit être motivée. En cas de décision favorable, le changement d'affectation est inscrit au registre public. Une fois l'inscription effectuée, le propriétaire reçoit un extrait mis à jour, sur lequel figurera le nouveau statut du terrain.
En cas de rejet, il convient d'examiner les motifs indiqués dans la décision ainsi que la procédure de recours, le cas échéant.
Une fois que vous aurez reçu le relevé mis à jour, veillez à vérifier que toutes les modifications y figurent correctement : nouvelle affectation, code cadastral, absence d'erreurs techniques.
L'algorithme du propriétaire en 7 étapes
- Obtenir un extrait à jour du NAPR et vérifier la désignation, la catégorie et les restrictions.
- Déterminer ce qu’il est prévu de faire exactement avec ce terrain.
- Vérifier la zone d'affectation et les paramètres d'urbanisme auprès de la municipalité.
- S'assurer que ce changement d'affectation est réellement nécessaire pour l'utilisation prévue.
- Préparez le dossier et l'exposé des motifs.
- Déposer une demande auprès du NAPR.
- Obtenir une réponse ; si celle-ci est positive, recevoir un relevé mis à jour et vérifier qu'il est correct.
Tableau 3. Procédure étape par étape pour modifier l'affectation
| Action | Organe | Résultat | Difficulté éventuelle |
|---|---|---|---|
| Obtenir un relevé et vérifier le statut | NAPR | Informations actualisées sur le terrain | Contraintes, divergences dans les données |
| Définir l'objectif d'utilisation | Propriétaire / spécialiste | Justification de la demande | Manque de clarté quant à l'utilisation prévue |
| Vérifier les contraintes spatiales | Commune / NAPR | Compréhension de la validité d'un changement | Régime particulier applicable au territoire |
| Déposer une demande accompagnée des pièces justificatives | NAPR | Prise en compte de la demande | Dossier incomplet |
| Obtenir une solution | NAPR | Une décision motivée d'acceptation ou de refus | Demande d'informations complémentaires |
| Enregistrement d'une modification | NAPR / Registre public | Relevé mis à jour | Erreurs techniques lors de la saisie |
Parcelles de terrain en Géorgie
Combien coûte un changement d'affectation ?
Les coûts liés au changement d'affectation d'un entrepôt se composent de plusieurs éléments qu'il est important de ne pas confondre.

Frais d'inscription au NAPR
Selon tarifs NAPR, selon les informations en vigueur au moment de la rédaction du présent document, les frais d’enregistrement d’un changement d’affectation ou de catégorie d’une parcelle agricole s’élèvent à :
- 150 GEL — délai d'exécution : 4 jours ouvrables ;
- 270 GEL — délai d'exécution : 1 jour ouvré ;
- 350 GEL — exécution le jour même de la demande.
Avant de déposer votre demande, veuillez impérativement vérifier les tarifs en vigueur directement sur le site web de la NAPR ou auprès d'un centre de service, car ceux-ci sont susceptibles d'être modifiés.
Indemnisation pour le changement d'affectation agricole
Il s'agit d'un paiement distinct qui n'est pas compris dans les frais d'inscription et est régulée Décret n° 396 du gouvernement géorgien. Une indemnité est perçue lors du changement d'affectation d'un terrain agricole en terrain non agricole pour les parcelles situées dans les zones soumises à une réglementation spéciale, ainsi qu'à l'intérieur des limites administratives de Tbilissi et de Batoumi.
Conformément à la version en vigueur de l'arrêté :
- Les limites administratives de Tbilissi - 34 001 GEL par hectare;
- Les limites administratives de Batoumi - 34 001 GEL par hectare;
- Zone soumise à une réglementation spéciale - 100 000 GEL par hectare.
Le calcul s'effectue proportionnellement à la superficie réelle de la parcelle concernée. Pour un site situé sur un autre territoire, il convient de vérifier séparément l'existence d'un régime particulier ; il ne faut pas supposer automatiquement qu'un autre taux s'applique — La version en vigueur de l'arrêté n° 396 prévoit une compensation précisément pour les catégories de territoires mentionnées.
Le changement d'affectation d'une terre agricole appartenant à l'État, à une république autonome ou à une commune est exonéré du paiement de cette indemnité.
Exemple illustratif de calcul pour un terrain à Batoumi :
Un terrain hypothétique d'une superficie de 1 000 m² (0,1 ha) situé dans les limites administratives de Batoumi.
0,1 ha × 34 001 GEL/ha = 3 400,1 GEL (indemnisation, hors frais d'enregistrement).
Il s'agit d'un exemple à titre indicatif. Le montant final dépend du taux en vigueur à la date du dépôt de la demande et de la superficie exacte de la parcelle. Tous les calculs doivent être vérifiés au regard de la version en vigueur du décret n° 396.
À combien s'élèvera l'indemnisation à Batoumi et à Tbilissi ?
Au taux actuel de 34 001 GEL par hectare :
| Superficie du terrain cédé | Superficie en hectares | Indemnité estimée |
|---|---|---|
| 300 м² | 0,03 ha | 1 020,03 GEL |
| 500 m² | 0,05 ha | 1 700,05 GEL |
| 1 000 m² | 0,10 ha | 3 400,10 GEL |
| 1 500 m² | 0,15 ha | 5 100,15 GEL |
| 2 000 m² | 0,20 ha | 6 800,20 GEL |
| 5 000 m² | 0,50 ha | 17 000,50 GEL |
| 10 000 m² | 1 ha | 34 001 GEL |
Il s'agit uniquement d'un versement à titre de compensation. Ce montant ne comprend pas les frais d'enregistrement auprès du NAPR, l'obtention d'informations, les éventuels travaux cadastraux ou géodésiques, le contrôle urbanistique ni les prestations professionnelles.
Ces chiffres découlent directement du taux officiel de 34 001 GEL/ha. Le décret fixe également ce taux à 100 000 GEL/ha pour les territoires soumis à une réglementation spéciale.
Si le terrain est situé dans une zone soumise à une réglementation particulière
| Zone | Indemnisation au taux de 100 000 GEL/ha |
|---|---|
| 300 м² | 3 000 GEL |
| 500 m² | 5 000 GEL |
| 1 000 m² | 10 000 GEL |
| 2 000 m² | 20 000 GEL |
| 5 000 m² | 50 000 GEL |
| 1 ha | 100 000 GEL |
Il n'est pas possible d'appliquer un taux de 100 000 GEL au seul motif que le terrain est situé dans une zone touristique ou dans un quartier huppé. Il convient tout d'abord de déterminer si le territoire en question relève d'un régime réglementaire particulier.
Quand verser l'indemnité : Le décret n° 396 prévoit le versement d'une indemnité avant que la décision définitive concernant le changement d'affectation du terrain ne soit prise. Le paiement est versé au budget de l'État géorgien.
Coûts supplémentaires
Outre les frais obligatoires, le coût réel de l'intervention peut inclure :
Tableau 4. Éléments constitutifs des dépenses en cas de changement d'affectation
| Objet de la dépense | Montant / estimation |
|---|---|
| Frais d'inscription au NAPR | 150 / 270 / 350 GEL (selon la durée) |
| Indemnisation pour la reconversion de terres agricoles | Selon les barèmes fixés par le décret n° 396 (proportionnellement à la superficie ; pour Batoumi, Tbilissi et les zones soumises à une réglementation spéciale) |
| Fiche d'information NAPR (fonction/catégorie) | 13 / 26 / 39 GEL (selon la durée) |
| Travaux cadastraux ou géodésiques | Cela dépend de la situation et de l'entrepreneur |
| Études de conception / d'urbanisme | Cela dépend de la situation |
| Inspection professionnelle d'un site complexe | Cela dépend du spécialiste |
Le coût de la procédure ne se limite pas aux seuls frais d'enregistrement. Pour les terrains situés à Batoumi et à Tbilissi, l'indemnité versée peut dépasser considérablement les frais d'enregistrement. Il convient de tenir compte de ce fait lors de l'évaluation de la pertinence, sur le plan de l'investissement, d'un changement d'affectation.
Comment comparer une parcelle agricole et une parcelle non agricole déjà aménagée
Ne vous contentez pas de comparer le prix au mètre carré.
Veuillez utiliser la formule suivante :
Coût total du projet = prix du terrain + frais d'enregistrement + indemnisation éventuelle + frais cadastraux/géodésiques + vérification urbanistique + coût en temps et en préparation du projet.
Exemple :
Si une parcelle agricole de 1 000 m² à Batoumi coûte 3 000 GEL de moins qu'une parcelle non agricole comparable, la compensation fixée pour la conversion de la totalité de la superficie s'élèvera à environ 3 400,10 GEL, avant même de prendre en compte les frais d'enregistrement et les autres dépenses.
Par conséquent, le prix plus bas d'un terrain agricole ne signifie pas en soi qu'il s'agit d'un achat plus avantageux.
Combien de temps dure la procédure ?
Le délai officiel du service d'enregistrement NAPR est compris entre 1 et 4 jours ouvrables, selon la formule choisie. Il s'agit du délai spécifique à l'opération d'enregistrement après la prise de décision, et non du délai global de l'ensemble de la procédure.
Le trajet effectif du propriétaire peut prendre beaucoup plus de temps, si :
- il faut du temps pour rassembler et préparer les documents ;
- La NAPR sollicite des précisions ou des informations complémentaires ;
- il est nécessaire d'obtenir des informations auprès de la municipalité ;
- il existe des incohérences cadastrales ou des erreurs dans le registre ;
- Le site présente des contraintes qui doivent être résolues.
Ne comptez pas mener à bien l'ensemble de la procédure en 1 à 4 jours simplement parce que c'est le délai indiqué pour l'enregistrement. Une estimation réaliste des délais doit tenir compte du temps nécessaire aux étapes préparatoires.
Tableau 5. Calendrier indicatif des étapes
| Stade | Délai indicatif | De quoi cela dépend-il ? |
|---|---|---|
| Obtention d'informations actualisées / d'un extrait du NAPR | Selon les conditions du service d'information concerné ; veuillez vérifier le tarif en vigueur à la date de votre demande | Type de service demandé |
| Préparation des documents et de la justification | Sur mesure | Exhaustivité des informations, disponibilité des données cadastrales |
| Examen de la demande NAPR | Cela dépend de la procédure | Exhaustivité du dossier, demandes d'informations complémentaires |
| Enregistrement du changement d'affectation (en cas de décision favorable) | 1 à 4 jours ouvrables | Forfait sélectionné (150 / 270 / 350 GEL) |
Pourquoi la destination pourrait ne pas être modifiée
Justification insuffisante. Une demande ne précisant pas clairement l'utilisation prévue ou dont la justification est imprécise peut donner lieu à une demande d'informations complémentaires ou à un refus, si les documents fournis ne permettent pas de démontrer la nécessité justifiée d'un changement d'affectation.
Contraintes d'aménagement du territoire et d'urbanisme. Le régime juridique particulier d'un territoire peut limiter l'utilisation autorisée d'un terrain et influencer la décision relative à un changement d'affectation. Il convient de vérifier les restrictions spécifiques en consultant l'arrêté relatif à la zone concernée ainsi que la documentation municipale ou sectorielle, avant de déposer votre demande.
Dossier incomplet. Le caractère insuffisant des informations fournies peut entraîner une demande d'informations complémentaires ou influencer la décision du NAPR, ce qui, au final, allonge la durée totale de la procédure.
Problèmes cadastraux. Les divergences entre les limites réelles de la parcelle et les données cadastrales, les erreurs techniques dans le registre, les questions non réglées concernant les parcelles voisines : tous ces éléments peuvent constituer un obstacle à l'examen de la demande.
Conflit avec le régime juridique du territoire. Si l'utilisation prévue du terrain après le changement d'affectation est en contradiction avec la zone fonctionnelle ou les normes d'aménagement du territoire applicables à cette zone, le changement d'affectation ne suffira pas à lui seul à résoudre le problème.
Tentative de résoudre la question du zonage fonctionnel par un changement d'affectation. Une erreur courante consiste à demander un changement d'affectation alors que l'obstacle réel se situe à un autre niveau administratif : le zonage fonctionnel et le changement d'affectation ne sont pas la même chose.
Un changement positif de destination n'implique pas automatiquement l'autorisation de construire n'importe quel ouvrage sur le terrain. Une fois la destination modifiée, il convient de déterminer séparément quels types d'ouvrages sont autorisés sur ce territoire et selon quelles conditions.
En cas de rejet, il convient d'examiner les motifs indiqués dans la décision de la NAPR, ainsi que la procédure de recours, le cas échéant. L'analyse des motifs permet de déterminer s'il est possible de lever les obstacles et de présenter une nouvelle demande.
Que faire si NAPR a rejeté votre demande ?
- Obtenez une décision motivée et identifiez le motif précis du refus.
- Veuillez déterminer si le problème concerne les documents, les données cadastrales, la destination du projet ou les contraintes spatiales.
- Si certaines informations manquent, veuillez vous renseigner sur les documents qu’il convient de fournir en complément.
- Si un problème cadastral est détecté, veuillez d'abord le résoudre.
- Si l'obstacle concerne une zone fonctionnelle, ne déposez pas une nouvelle fois la même demande : il convient tout d'abord de régler la question de la restriction d'urbanisme.
- Évaluez l'intérêt économique du recyclage.
- Si la décision porte sur des intérêts patrimoniaux importants, veuillez vous renseigner auprès d'un juriste spécialisé sur la procédure et les perspectives de recours.
Le fait de présenter à nouveau les mêmes documents sans remédier à la cause du refus ne résout pas en soi le problème.
Changement d'affectation et construction
L'une des sources d'erreurs les plus courantes consiste à assimiler le statut non agricole d'une parcelle à un « permis de construire » automatique. Ce n'est pas vrai.

Pour un propriétaire qui envisage de faire construire, la marche à suivre est la suivante :
- Vérifier les informations cadastrales — des informations actualisées issues du NAPR concernant la parcelle, sa superficie, ses limites et son propriétaire.
- Vérifier la désignation — agricole ou non agricole.
- Définir une zone fonctionnelle — quel est le type d'affectation prévu pour ce territoire dans les documents d'aménagement du territoire de la commune ?
- Déterminer les paramètres d'urbanisation autorisés — les types de bâtiments autorisés, le nombre d'étages, les coefficients d'occupation des sols et d'autres normes.
- Si vous devez modifier l'affectation — à condition que le statut actuel constitue réellement un obstacle au projet envisagé.
- Effectuer séparément les démarches liées à la conception et à l'obtention du permis de construire — il s'agit d'une procédure administrative distincte, qui ne découle en aucun cas automatiquement du fait d'un changement d'affectation.
Exemple concret : une parcelle s’est vu attribuer le statut de terrain non agricole. Cela ne précise pas le nombre d'étages autorisés, le pourcentage de terrain pouvant être construit, ni si le projet peut être à vocation commerciale ou uniquement résidentielle. Tous ces paramètres sont définis par la zone d'affectation et les règles d'urbanisme — des documents distincts qu'il convient de vérifier auprès de la mairie.
Les questions relatives aux permis de construire en Géorgie — procédure, documents, délais, autorités compétentes — constituent un sujet à part entière qui mérite d'être examiné séparément.
À l'attention des lecteurs qui en sont encore au stade du choix et ne savent pas par quel chantier ou quelle installation commencer :
Si vous n’avez pas encore choisi de terrain en particulier, mais que vous envisagez de construire, d’investir ou de vous installer en Géorgie, répondez à un bref questionnaire sur le site The Residence. Cela vous aidera à cerner plus rapidement les options qui correspondent à vos objectifs : rechercher un bien en fonction de certains critères.
Dans quels cas un plan d'urbanisme peut-il servir de fondement à un changement d'affectation ?
Le Code de la construction de la Géorgie régit spécifiquement les cas où un plan d'aménagement ou un plan d'aménagement détaillé prévoit une modification de la zone d'affectation, permettant de remplacer la destination agricole d'une parcelle par une destination non agricole.
Dans ce cas, la personne concernée est en droit de demander l'enregistrement du changement d'affectation, et la décision correspondante, prise dans le cadre du plan approuvé, constitue le fondement du changement d'affectation dans le NAPR.
Pour les grands projets immobiliers, il est donc nécessaire d'analyser non seulement l'extrait du registre public, mais également les documents d'aménagement du territoire en vigueur.
Ce qu'il faut vérifier avant d'acheter un terrain
| Ce qu'il faut vérifier | Que faut-il installer exactement ? | Le drapeau rouge |
|---|---|---|
| Code cadastral | Le code correspond-il au terrain proposé ? | Le vendeur ne fournit pas le code |
| Propriétaire | Qui est inscrit au NAPR ? | Le vendeur n'est pas le propriétaire |
| Objectif | Agricole / Non agricole | L'annonce indique un autre statut |
| Catégorie | Pâturages, prairies de fauche, terres arables, jardins potagers | Catégorie inconnue |
| Limites | Les limites cadastrales coïncident-elles avec les limites réelles ? | La clôture/la route dépasse les limites |
| Charges | Hypothèque, saisie, servitude | Il existe des restrictions non réglementées |
| Entrée | L'accès est-il garanti par la loi ? | La route existe physiquement, mais il n'y a pas d'accès légal |
| Zone fonctionnelle | Ce qui est autorisé sur le site | Le projet envisagé n'est pas conforme à la zone |
| Paramètres d'aménagement | Type, superficie, nombre d'étages et autres caractéristiques | Le projet ne peut pas être mis en œuvre sous la forme souhaitée |
| Communications | Une possibilité concrète de connexion | « Communications à proximité » sans confirmation de connexion |
| Changement d'affectation | Est-ce qu'elle est nécessaire et dans quelle mesure est-elle réaliste ? | Le seul motif invoqué est la promesse du vendeur |
Pour en savoir plus sur le fonctionnement général de la vérification des biens immobiliers en Géorgie, consultez l'article détaillé : «Comment vérifier un bien immobilier en Géorgie avant de l'acheter« Les questions relatives aux charges constituent un sujet important à part entière, qu’il convient d’étudier avant la transaction. »
Les acheteurs étrangers doivent en outre s'assurer qu'ils sont autorisés à acquérir un terrain présentant le statut actuel. Pour plus de détails, veuillez vous reporter à la section suivante et à l'article «Un étranger peut-il acheter un terrain en Géorgie ?«.
Ce qui est important pour un étranger
La destination d'un terrain revêt une double importance pour un acquéreur étranger.
Tout d'abord, En règle générale, les personnes physiques étrangères ne peuvent acquérir des terres agricoles en Géorgie que sous certaines conditions. Cela a été établi Loi organique géorgienne relative au droit de propriété sur les terres agricoles. Toutefois, la loi prévoit des exceptions — notamment l'acquisition de terres agricoles par héritage. Pour certaines les personnes morales de droit privé enregistrées en Géorgie et dont l'actionnaire majoritaire est étranger Un régime spécial s'applique : l'acquisition est possible sur la base d'un plan d'investissement et d'une décision du gouvernement géorgien.
D'autre part, avant le transfert de propriété, la demande de changement d'affectation doit être introduite par un demandeur légalement habilité. Dans le cadre d'une transaction type d'achat-vente, cette question est réglée par le propriétaire actuel. Les pouvoirs spécifiques et la capacité de représentation doivent être confirmés auprès du NAPR.
Il en découle que un scénario pratique important:
Le vendeur propose une parcelle agricole à bas prix et promet oralement : « après l’achat, vous pourrez modifier le statut de la parcelle ». Dans le cadre d’un achat direct classique par une personne physique étrangère, ce type de montage ne fonctionne généralement pas : il convient tout d’abord de vérifier l’éligibilité à l’acquisition d’un terrain agricole ainsi que les exceptions prévues par la loi. Il ne faut pas considérer le changement d’affectation ultérieur comme un moyen garanti de contourner les restrictions.
Ne signez pas de contrat et ne versez pas d’acompte important pour une parcelle agricole sur la seule base d’une promesse verbale du vendeur. Il est préférable de vérifier au préalable si l’acquisition de cette parcelle est autorisée compte tenu des restrictions et exceptions légales, s’il est réellement possible d’en modifier l’affectation, qui est chargé de mener la procédure, à quelles conditions, et ce qu’il adviendra de l’acompte si la modification n’aboutit pas.
Il ne s'agit pas d'un conseil juridique concernant une transaction spécifique, mais d'une procédure de vérification de principe qu'il convient de suivre avant de prendre tout engagement financier.
Signaux d'alerte lors de l'achat d'un terrain agricole
Soyez particulièrement vigilant si le vendeur ou l'intermédiaire vous dit :
- « Ils vont certainement modifier ce statut. »
- « Achetez d'abord, puis réglez les formalités. »
- « Le voisin a construit une maison — cela signifie qu’on peut le faire ici aussi. »
- « Non-Agricultural signifie que l'on peut construire tout ce que l'on veut. »
- « Il n'est pas nécessaire de vérifier la zone fonctionnelle. »
- « Des réseaux à proximité : la connexion est garantie. »
- « Nous vous communiquerons le code cadastral après le versement de l'acompte. »
Aucune de ces affirmations ne suffit à elle seule à attester de la conformité juridique ou urbanistique du terrain.
Erreurs fréquentes commises par les propriétaires
Liste pratique des erreurs pouvant survenir lors de la gestion de parcelles foncières en Géorgie.
1. Confondre la destination et la zone fonctionnelle. La destination d'un terrain (agricole / non agricole) et la zone fonctionnelle sont des notions distinctes issues de documents différents. L'obtention du statut « non agricole » ne résout pas en soi la question du permis de construire. Conséquence : une perte de temps et d’argent liée au changement d’affectation, à l’issue duquel il s’avère que la zone fonctionnelle limite les possibilités de construction.
2. Considérer que le changement de destination est automatique. La procédure est prévue par la loi, mais un résultat positif n'est pas garanti. Un refus ou des exigences supplémentaires constituent une issue tout à fait plausible. Conséquence : un projet avorté, dont le changement d'affectation avait été considéré comme une affaire réglée d'avance.
3. Acheter un terrain avant d'en avoir vérifié le statut et la possibilité réelle de le modifier. L'achat d'un terrain avant d'en avoir vérifié le statut et les restrictions applicables comporte le risque de frais supplémentaires ou de l'impossibilité de mener à bien le projet prévu. Conséquence : l'acheteur se rend compte que le changement d'affectation est impossible ou coûte nettement plus cher que prévu.
4. Se fier au texte de l'annonce plutôt qu'à l'extrait officiel. Le statut du terrain indiqué dans l'annonce peut ne pas correspondre aux données actuelles du registre. Conséquence : des négociations et des engagements préliminaires fondés sur des informations erronées.
5. Considérer le statut non agricole comme un permis de construire. Le statut « Non-Agricultural » correspond à une affectation du terrain et non à un permis. La construction nécessite une procédure distincte. Conséquence : le terrain a été acheté, son affectation a été modifiée, mais il est impossible de commencer les travaux sans passer par des étapes supplémentaires.
6. Ne pas tenir compte du versement compensatoire. À Batoumi et à Tbilissi, l'indemnisation versée pour le changement d'affectation des terres agricoles peut dépasser considérablement les prévisions. Conséquence : le modèle financier du projet s'avère erroné.
7. Ne comparer que le prix du terrain, en négligeant les coûts globaux liés au changement de statut. Une parcelle agricole peut être proposée à un prix inférieur à celui d’une parcelle non agricole comparable, mais ce n’est pas une règle universelle. Les frais d’enregistrement, ajoutés à l’indemnisation, aux travaux cadastraux et aux délais, peuvent modifier la rentabilité de la transaction. Conséquence : le coût total d’une parcelle non agricole après conversion dépasse le prix du marché d’une parcelle non agricole similaire.
8. Ne pas tenir compte des problèmes cadastraux lors de la préparation de la demande. Si les divergences cadastrales ne sont pas identifiées à l'avance, elles peuvent être constatées lors de la préparation ou de l'examen d'une demande NAPR et nécessiter des démarches cadastrales supplémentaires. Conséquence : la procédure prend du retard et des frais supplémentaires liés aux travaux cadastraux sont engendrés.

La bonne marche à suivre pour toute opération concernant un terrain ne commence pas par le dépôt d'une demande de changement d'affectation, mais par une vérification : ce que vous envisagez précisément de faire de ce terrain et ce que son statut actuel laisse entrevoir à ce sujet.
Vérifiez les informations officielles dans le NAPR : affectation, catégorie, restrictions. Déterminez l'usage prévu. Définissez la zone fonctionnelle et les paramètres d'urbanisme auprès de la municipalité. Ce n’est qu’après cela qu’il sera possible de déterminer si un changement d’affectation est nécessaire en principe, s’il est réellement possible de l’obtenir pour ce terrain, et quel en sera le coût, compte tenu à la fois des frais d’enregistrement et d’une éventuelle indemnité.
Le changement d'affectation est un outil, et non une solution automatique. Un terrain situé à Batoumi, Tbilissi, Gonio ou Kvariati nécessite une vérification tout aussi minutieuse, quoi qu'en dise le vendeur. Une décision d’investissement ou de construction prise après une vérification exhaustive de tous les paramètres est une décision fondée sur des données réelles, et non sur des suppositions.









